Cet été, nos terrains (comme partout en France) ont été mis à rude épreuve. Les chiffres donnent une idée de l’ampleur de ce que nous avons vécu : 53 jours de vague de chaleur répartis en trois épisodes (un record !), un déficit pluviométrique proche de 40 %, ce qui en fait le deuxième été le moins pluvieux depuis 1959, une sécheresse nationale sans précédent à l’échelle national et 70 % du territoire métropolitain sous restriction d’usage d’eau.
Alors, comment les arbres des Semeurs de Forêts ont-ils traversé cet été hors norme ? Petit tour d’horizon des terrains.
Juvignies (Oise) : en grande forme
Il s’agit du premier terrain de l’association. Les arbres, plantés entre décembre 2019 et mars 2021, vont bien et ont traversé l’été avec aucun stress hydrique. Après plusieurs semaines de sécheresse et de canicules, il y avait même encore de l’humidité au sol en août. Les arbres ont beaucoup poussé et certains, alors qu’ils ne faisaient pas plus de 40cm à leur arrivée, avoisinent les 6 mètres de haut aujourd’hui.
Monneville (Oise) : plutôt serein
Ce terrain déjà boisé a traversé l’été dans une sorte de bulle, protégeant ses habitants sous sa canopée. Le sous-bois est resté suffisamment frais, malgré la chaleur et la sécheresse.
Château-sur-Epte (Eure) : tout va bien
L’eau circule sous ce terrain et cela s’est confirmé avec les saules qui ont su traverser l’été sans encombre.
Clessé (Deux-Sèvres) : des nouvelles rassurantes
Aux dernières nouvelles, les arbres ont tenu bon et ont même poursuivi leur croissance. Le terrain est en partie en zone humide avec un étang dont le niveau d’eau avait beaucoup baissé.
Louroux-Béconnais (Maine-et-Loire) : des arbres bichonnés
Les plus jeunes arbres de l’association ont été bichonnés par leur relais local, Yohann. Quelques arbres étaient en stress hydriques, mais globalement, ils ont traversé l’été avec patience.
Jaunay-Marigny (Vienne) : rien ne les arrête
Alors que les canicules étaient au plus haut, l’espace était florissant tout au long de juillet et août. Certains arbres atteignent déjà les 5 à 6 mètres de haut.
Abzac (Charente) : un constat beaucoup plus difficile
Cinq mois de sécheresse, cinq canicules et seulement quelques minutes de pluie depuis le début du mois d’avril. C’est le seul terrain de l’association qui a souffert avec près de 80 % de pertes sur les jeunes arbres plantés en novembre 2024. Nous savions que le terrain était compliqué avec un sol peu profond et particulièrement chargé en marne. Nous espérons que des rejets repartiront de la base et permettront une reprise au printemps prochain.
Rilly-sur-Loire (Loir-et-Cher) : la reprise est partout
Nous n’avons pas encore planté sur ce terrain, mais les arbres qui avaient été coupés (coupes rases successives par les anciens propriétaires) avant notre arrivée sont repartis de souche. D’autres spontanés les ont rejoints avec une grande vigueur.
Au final, des situations différentes… et beaucoup d’enseignements. Cet été nous rappelle une nouvelle fois que planter des arbres, ce n’est pas seulement les mettre en terre. C’est aussi les observer, les accompagner, apprendre de chaque terrain et parfois accepter de modifier nos plans/plants.
Merci à tous ceux et celles qui veillent sur ces terrains, parfois au prix de beaucoup d’énergie et de temps.

